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Le frein numéro un des sous-loueurs en herbe n’est pas le financement, ni la fiscalité, ni même la gestion opérationnelle. C’est la question du propriétaire : comment le convaincre de dire oui ?
Dans cet article, tu trouveras les scripts exacts que j’utilise depuis 2019 pour approcher des propriétaires, lever leurs objections et signer des baux de sous-location. Ces scripts sont issus de centaines d’approches terrain, ajustés au fil des années.
Je te donne aussi les erreurs les plus fréquentes qui font échouer la négociation — souvent dès les premières secondes.
Avant de te donner les scripts, il faut comprendre comment pense le propriétaire. Parce qu’un script efficace est un script qui répond aux vraies peurs du propriétaire — pas à celles que tu imagines.
Les propriétaires ont trois peurs principales :
La peur des dégradations. Des inconnus dans leur bien, des fêtes, des meubles abimés. C’est la première image qu’évoque « Airbnb » chez un propriétaire non initié.
La peur des impayés. Un locataire qui ne paie pas et qu’on ne peut pas expulser rapidement. C’est le cauchemar de tout bailleur.
La peur de la complication administrative. Déclarations fiscales, statut juridique flou, problèmes avec la copropriété…
Chacun de tes arguments doit répondre à l’une de ces trois peurs. Si tu arrives avec des arguments sur la rentabilité ou la flexibilité, tu passes à côté de ce qui compte pour lui.
Tu as trouvé une annonce de location longue durée qui correspond à tes critères. Tu appelles le propriétaire. Voici comment ouvrir la conversation :
« Bonjour, j’appelle concernant votre annonce de location au [adresse]. Je me présente, je m’appelle [prénom], je suis président de la société XXX, nous accueillons régulièrement des collaborateurs sur la ville de (indiquer votre ville) et nous recherchons des logements qualitatifs comme le votre. Votre bien est-il toujours disponible ? »
Ce script amène le fait que tu te présentes comme un professionnel, pas comme « quelqu’un qui veut faire Airbnb »
Si le propriétaire demande « C’est quoi exactement ? » :
« J’ai des collaborateurs qui viennent régulierement à (Indiquer votre ville) et j’ai besoin de les loger dans des logements de qualité. C’est notre société qui loue le bien, en assure la gestion complète — ménage, maintenance — et je vous verse un loyer fixe chaque mois. Vous n’avez rien à gérer, et vous avez la garantie d’être payé même quand il n’y a pas de collaborateur. »
Tant que nous n’avons pas rencontré le propriétaire physiquement, nous parlons de « collaborateur » et non de « voyageur ».
L’objectif de l’appel téléphonique et d’obtenir un rendez-vous dans l’appartement en question et non de donner trop d »informations.
C’est l’objection la plus courante. Le propriétaire a entendu des histoires de fêtes, de dégradations, de voisins en colère. Voici comment la traiter :
« Je comprends totalement cette réserve, et je la rencontre souvent. Ce qui arrive avec Airbnb dans les mauvaises histoires qu’on entend, c’est quand le bien est géré de façon amateur — loué à n’importe qui, sans vérification, sans suivi. Ce que je fais, c’est l’inverse : je sélectionne les voyageurs (minimum 3 avis positifs, pas de groupes festifs), je suis sur place en cas de problème, et j’ai une assurance spécifique pour les dégradations. Votre bien sera traité comme si c’était le mien — parce que c’est mon activité principale. »
« C’est une préférence tout à fait légitime. Permettez-moi juste de vous exposer la différence concrète pour vous. Avec un locataire classique, vous n’avez aucun recours si les paiements s’arrêtent avant 2 à 3 mois — c’est le temps que prend la procédure d’expulsion. Avec moi, vous avez un loyer fixe versé par virement le 1er du mois, sans exception. Si j’ai une mauvaise période de location, c’est mon problème, pas le vôtre. Et le bien est entretenu professionnellement — état des lieux d’entrée et de sortie de chaque voyageur, ménage professionnel après chaque séjour. »
« C’est une question importante et je suis content que vous la posiez. Avant de vous faire une proposition, j’ai besoin de vérifier deux choses avec vous : le règlement de copropriété, et si votre bien nécessite une déclaration en mairie. Si ces deux points sont OK, on n’aura aucun problème. Si l’un d’eux bloque, je vous le dis honnêtement et on n’ira pas plus loin — je ne veux pas vous créer de complication. »
Cette réponse est puissante parce qu’elle montre ta rigueur et ton honnêteté. Le propriétaire voit que tu n’es pas là pour le piéger.
Quand le propriétaire semble intéressé et que vous avez discuté des modalités, voici comment conclure :
« Voici ce que je vous propose : je vous envoie une présentation de mon activité et un modèle de bail ce soir. Vous prenez le temps de le lire, et on se rappelle dans 48 heures pour que vous puissiez me poser toutes vos questions. Est-ce que ça vous convient ? »
Cette formulation respecte le rythme du propriétaire tout en maintenant un momentum clair. Le délai de 48 heures est délibéré : assez court pour garder l’intérêt vif, assez long pour qu’il ne se sente pas brusqué.
Erreur 1 : Mentionner Airbnb dès les premières secondes. Dis « location courte durée » ou « gestion touristique ». Airbnb a une image clivante. Tu peux en parler plus tard, quand la confiance est établie.
Erreur 2 : Parler de rentabilité avant de parler de protection. Le propriétaire se fiche que tu gagnes bien ta vie. Il veut savoir si son bien est en sécurité. Commence toujours par rassurer, ensuite seulement tu peux mentionner les avantages financiers.
Erreur 3 : Être vague sur le bail. Si tu ne sais pas expliquer clairement le type de bail que tu proposes et ses implications, le propriétaire perd confiance. Prépare-toi à expliquer simplement ce qu’est un bail civil et en quoi il le protège.
Erreur 4 : Accepter tout de suite un « non ». La plupart des « non » initiaux sont des « je ne comprends pas encore ». Pose une question de suivi : « Qu’est-ce qui vous pose le plus question dans cette formule ? » Tu peux souvent retourner la situation en moins de deux minutes.
Erreur 5 : Ne pas avoir de références. Si tu débutes et que tu n’as pas encore de bien en gestion, anticipe la question : « Vous avez déjà fait ça ? » Réponds honnêtement que tu démarres, mais que tu es accompagné et formé, et propose une garantie supplémentaire (caution plus élevée, photos mensuelles de l’état du bien…)
Les propriétaires ne se trouvent pas uniquement sur leboncoin. Les agences immobilières sont une source souvent sous-estimée. Voici comment les approcher :
Contacte directement les agents qui gèrent des biens locatifs dans ta zone cible. Explique-leur ton modèle. Certains agents travaillent régulièrement avec des gestionnaires de locations courtes durées — c’est pour eux un profil de locataire fiable et solvable.
Le script adapté pour une agence :
« Bonjour, je cherche à louer un bien meublé sur le long terme pour une exploitation professionnelle en location courte durée. Je suis solvable, je paie en avance, et je cherche un bien que je pourrais prendre rapidement. Est-ce que vous avez des propriétaires qui pourraient être ouverts à ce type de profil ? »
Est-ce que je dois tout expliquer dès le premier appel ?
Non. Le premier contact sert à ouvrir la porte, pas à tout négocier. Ton objectif lors du premier appel est d’obtenir un rendez-vous ou un échange plus approfondi. Ne surcharge pas la conversation.
Que faire si le propriétaire dit non définitivement ?
Remercie-le pour son temps, demande-lui s’il connaît d’autres propriétaires qui pourraient être intéressés, et passe au suivant. La sous-location professionnelle est un jeu de volume dans les premières phases : plus tu contactes, plus tu signes.
Combien de propriétaires dois-je contacter avant de signer mon premier bail ?
En moyenne, on observe un taux de conversion de 5 à 10% sur les approches initiales. Prévois de contacter 30 à 50 propriétaires pour signer un premier bail. Avec l’expérience et les bonnes techniques, ce ratio s’améliore significativement.
Le propriétaire peut-il changer d’avis une fois le bail signé ?
Non, pas pendant la durée du bail. Si la clause de sous-location est inscrite dans le contrat, il s’y est engagé contractuellement. C’est pourquoi il est impératif de tout mettre dans le bail écrit.
Tu veux qu’on trouve ton premier propriétaire ensemble ?
AutomaticBNB est le seul en France à t’accompagner jusqu’à la signature de ton 1er bail de sous-location. Scripts, négociation, bail — on fait tout avec toi.
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